Risques du travail, la Santé négociée : sous la direction de Catherine Courtet et Michel Gollac (Editions La Découverte)

On trouvera ci-dessous la présentation de l’ouvrage « Risques du travail, la Santé négociée », publié aux Editions La Découverte.

Nous ne pouvons qu’en recommander la lecture à tous ceux pour qui la Santé au travail, qui est le fruit de déterminants nombreux et variés, nécessite, si on veut la comprendre et la faire progresser, que l’on croise les regards de spécialistes appartenant à des disciplines comme l’économie, le droit, la sociologie, l’épidémiologie, etc.

C’est dans cet esprit que nous avions organisé le premier Colloque « Regards croisés sur la Santé au travail », en novembre 2011. C’est dans le même esprit que s’est tenu, la semaine dernière, le deuxième Colloque « Manager la Santé au travail par temps de crise », dont nous rendons compte par ailleurs.

« Risques du travail, la Santé négociée » est donc un ouvrage indispensable à toute personne réellement concernée par les relations entre Travail et Santé.

Gabriel Paillereau

Analyser la santé au travail, c’est analyser le travail et ses transformations, les déterminants organisationnels et managériaux de l’activité, les contraintes qui pèsent sur elle et les ressources que les salariés mobilisent pour sa réalisation. C’est aussi analyser les transformations historiques de l’identification, de l’objectivation (scientifique, médicale, statistique) et de la prise en charge des pathologies dont le lien avec le travail est avéré ou suspecté. Entre conflits et définition de normes de protection ou de prévention, la santé au travail se négocie. Cette négociation ne porte pas que sur la reconnaissance et la réparation des maladies dites professionnelles ; elle influe sur le travail lui-même et détermine ses conséquences pour la santé. Les contributions d’historiens, sociologues, économistes, ergonomes, psychologues, épidémiologistes, rassemblés dans cet ouvrage, sont issues de travaux de recherche parmi les plus innovants dans ce domaine. Elles associent l’examen des déterminants « objectifs » de la santé au travail à celui des processus sociaux qui président à cette objectivation. Leurs terrains d’observation et d’expérimentation s’attachent au poste de travail, à l’entreprise, à la branche et aux niveaux national et international, et visent à mieux comprendre les chaînes causales complexes qui font du travail un facteur de maladie ou de santé. Elles mettent ainsi en évidence les contraintes, mais aussi des marges de liberté. Mieux comprendre les liens entre santé et travail, c’est se donner les moyens d’agir.

Catherine Courtet, coordinatrice scientifique du département sciences humaines et sociales de l’Agence nationale de la recherche, a été responsable du volet recherche du Plan national Santé Environnement-1 et du Plan Santé Travail-1.

Michel Gollac, sociologue, administrateur de l’INSEE, est membre du Centre de recherche en économie et statistiques (CREST) et codirecteur du Groupe d’étude sur le travail et la souffrance au travail (GESTES).

 


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